Psychanalyse

Une psychanalyse, pourquoi ?

La psychanalyse est un cheminement vers soi. Le psychanalyste, d’ailleurs, est passé par ce travail et exerce (accompagne) empreint de cette expérience singulière.

La psychanalyse ou analyse est conseillée pour le traitement des psychonévroses ou névroses de transfert, c’est-à-dire des schémas névrotiques qui se sont installés depuis parfois plusieurs années. Il s’agit donc d’investiguer ensemble les causes de vos problèmes, et de les aborder en remontant le temps, votre histoire à votre rythme.

En psychanalyse, nous interrogeons principalement l’Inconscient, ce subtil de notre appareil psychique. L’Inconscient de chacun recèle de riches informations à exploiter et contenues dans des vecteurs que sont les rêves, les associations libres, les lapsus (linguae et calami), les actes manqués… mais aussi présentes dans les résistances, les symptômes, la somatisation, les mécanismes de défense psychique (tel que le refoulement par exemple), les actions ou pensées répétées. Rappelons que pour Freud, « l’interprétation des rêves [était] la voie royale qui [menait] à la connaissance de l’Inconscient. »

L’Inconscient se manifeste par des voies instinctuelles. On parle d’ailleurs de forces instinctuelles de l’Inconscient. Tout ceci est un langage. Il nous paraît donc très important, pour nous analystes, de l’écouter.

Ainsi, de mon point de vue, la psychanalyse est un travail psychique actif, en mouvement, à la manière d’un voyage vers soi-même. C’est véritablement l’art d’aller vers soi et de mieux se connaître. Renouer avec son corps, son identité, ses désirs, ses passions, sa raison d’être, se trouver, se retrouver… et cela, bien sûr, grâce à son esprit conscient et analytique mais aussi grâce à ses ressources inconscientes. Le conscient et l’inconscient pouvant être vus comme les deux facettes d’une même pièce.

J’ai d’ailleurs soulevé ce point dans mon mémoire de psychanalyse intitulé «La Psychanalyse, une route vers soi. Emprunter les sentiers de l’intuition. » Je me suis, entre autres, posée cette question… : « Ne fait-on que de l’analyse en psychanalyse ? »

Comment se déroule une psychanalyse ?

Les séances se déroulent en face à face ou bien l’analysant choisit lui-même de s’installer sur le divan de l’analyse – au moment de la cure qui lui semble opportun. Le cadre de l’analyse est là moins interventionniste qu’en psychothérapie pour favoriser l’émergence du travail de l’analysant et le travail en émergence.

La séance dure 1 heure, et le temps de la cure sera celui qu’il faut pour investiguer en profondeur.

Il faut savoir qu’une psychanalyse ne se fait jamais d’emblée, il faut au préalable se voir une à trois séances en psychothérapie pour en déterminer le cadre.

Enfin, un rythme régulier des séances est préférable, une fois par semaine ou une fois par quinzaine.

Une psychanalyse, pour qui ?

Pour toute personne qui présente des névroses, qui souhaite mieux se connaître et entreprendre une analyse.

Pour tout étudiant inscrit dans un institut ou une école de psychanalyse reconnus, et devant entreprendre une analyse didactique personnelle.

Comme dans toute discipline ou démarche thérapeutique, il y a parfois des contre-indications. Même si la psychanalyse continue à prouver ses effets, elle n’est pas recommandée chez des personnes avec psychoses diagnostiquées : schizophrénie, paranoïa ou certains troubles des états limites. En fonction du degré, si le besoin de suivi est là, une thérapie de soutien adaptée sera plus souhaitable mais elle devra être envisagée avec l’accord préalable du psychiatre ou médecin traitant, lequel statuera sur sa prescription.

La psychanalyse n’a pas pour vocation de se substituer à un traitement médical ou à un suivi médical. Elle vient en complément.